Vin : un domaine qui ne connaît pas la crise

Croissance au niveau mondial

La production viticole mondiale a augmenté de 9% en 2013. L’Europe reste leader en la matière, avec 60% de la production mondiale et une productivité en constante croissance. De manière générale, à travers le monde, la consommation de vin est restée stable et s’est tournée vers une consommation non pas de grandes quantités mais de qualité. Il y a donc là un marché juteux pour les français dont la qualité des vins n’est plus à démontrer et est de renommée mondiale, et ce malgré la concurrence rude, notamment avec l’Italie. Le marché du vin se porte donc plutôt bien, malgré quelques exceptions locales, notamment dues aux intempéries. Car il faut rappeler que le marché du vin, contrairement à d’autres marchés économiques, est sujet aux mêmes conditions que les autres marchés agricoles et peut donc souffrir des conditions climatiques.

De nouveaux consommateurs et perspectives de marchés

L’apparition d’une classe moyenne dans les pays émergents, ainsi qu’en Russie et en Chine, favorise l’augmentation régulière de la demande en vin à travers le monde. Malgré quelques diminutions d’exportations remarquées de la France vers la Chine notamment à cause de la lutte contre la corruption, la demande reste importante. De nouveaux consommateurs apparaissent, ayant les moyens de consommer des vins d’appellation et ainsi se tourner vers un marché plutôt gastronomique. Ce dernier reste un secteur, malgré la crise économique, en croissance. Cela s’explique par le fait qu’une partie de la population mondiale possède suffisamment d’argent pour pouvoir maintenir un certain niveau de vie et profiter de la gastronomie. De plus, les sensibilisations en matière alimentaire ont fait leur œuvre et poussent de plus en plus de ménages à se tourner vers une restauration de qualité.

Le vin français, toujours bien classé

Le vin, en France, constitue un secteur économique très important. En effet, il est la deuxième production nationale avec 14% de la production agricole. Les surfaces de cultures ne cessent d’augmenter, le plus souvent au profit des vins d’appellation, et non des vins de table. Parmi les vins français, le rosé connait une consommation en constante augmentation qui représente aujourd’hui 30% de la consommation totale du vin, un taux trois fois supérieur à celui d’il y a 23 ans. Le vin bio, lui non plus, ne connait absolument pas la crise d’après le Figaro. de cette source, on apprend que si un Français sur trois en consomme, on peut parler d’une progression du marché de près de 22% depuis 2013. Bannir l’utilisation d’intrants chimiques dans la production du vin semble donc un créneau porteur pour les producteurs français, à côté des vins d’appellation qui comme dit précédemment, ne connaissent pas la crise non plus. L’intérêt du bio est qu’il ne concerne pas uniquement les couches sociales supérieures, mais touche toutes les catégories sociales. Ce fait trouve la même explication que pour la consommation de vin d’appellation par les classes moyennes mondiales : la recherche de qualité dans l’alimentation, malgré un prix qui reste plus élevé que pour les vins issus de l’agriculture non-biologique. Côté production, la France reste leader dans le domaine, avec l’Italie et l’Espagne.

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