Une hausse des crémations à travers le Québec

Il y a de cela quelques décennies, c’était pratiquement considéré comme une hérésie de faire appel à la crémation comme technique de disposition du corps. L’industrie des cercueils et de l’embaumement vivait alors un boom incroyable, avec le vieillissement progressif de la population qui annonçait une éventuelle explosion de leurs affaires. Au grand dam de ces hommes d’affaires, il semblerait toutefois que le vent ait fini par tourner…!

Certaines régions voient une explosion de la crémation

Aujourd’hui, certains villages, pour des raisons qu’on ne pourrait pas nécessairement expliquer, utilisent la crémation pour presque 80 à 90% des décès! Ce serait notamment le cas de Sainte-Julie, à proximité de Montréal. En général, un peu partout au Québec, on parlerait d’une moyenne d’environ 50% des corps qui seraient ensuite placés dans une urne funéraire suite au décès de la personne.

Comme mentionné précédemment, les fabricants québécois de cercueil n’avaient pas nécessairement prévu cette tendance et doivent aujourd’hui faire face à une baisse dramatique de leurs achats canadiens. Pour certains, ce changement de mœurs a tout simplement signifié la faillite. Pour certaines entreprises telles que Fournitures Funéraires Victoriaville, toutefois, la solution s’est plutôt présentée sous le signe de l’internationalisation. Avec un marché américain gargantuesque et des traditions qui sont plus solidement ancrée au sein de la population, pour qui la religion est aujourd’hui plus importante que pour les canadiens, l’appétit pour les cercueils est encore là! Bien sûr, les produits chinois apportent là-aussi une concurrence très solide, mais il devient possible de se spécialiser dans le haut de gamme et de quand même tirer son épingle du jeu.

La hausse de la crémation se baserait sur plusieurs raisons

En effet, il n’existe pas qu’une seule raison pour justifier la hausse de la crémation à l’heure actuelle. On dirait tout d’abord que la difficulté économique de certains ménages ainsi que les prix nettement plus bas de la crémation justifient une partie de ce qui se passe en ce moment. On dirait que la crémation peut être de trois à quatre fois moins dispendieuse qu’un embaumement couplé d’une inhumation. Certaines coopératives funéraires se sont justement rué sur cette opportunité plutôt lucrative afin d’offrir l’incinération à bas prix. Pour les familles, à moins de disposer d’un revenu discrétionnaire élevé, cela fait une différence très impressionnante.

Ensuite, soyons clair : on ne peut pas dire que la religion catholique et ses traditions possèdent la même emprise au Québec qu’il y a environ 40 ans. Même si les personnes âgées aujourd’hui sont encore relativement croyantes, elles ne voient plus automatiquement l’intérêt (et leur succession non plus) de respecter à la lettre les rites funéraires traditionnels.

En conclusion, c’est un retour aux sources

On pourrait dire en conclusion, histoire de briser certaines idées préconçues, que la crémation avait déjà par le passé occupé une place encore plus importante au sein du monde funéraire. Dans l’antiquité, en effet, on dit que la très grande majorité des personnes décédées passaient par la crémation, à un point tel que celle-ci devait se faire en dehors des villes afin d’éviter les inconvénients liés aux incinérations trop fréquentes! Cette procédure daterait, en fait, de plus de 3000 ans avant JC.

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